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	<title>atelier &#8211; Boris Nordmann</title>
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	<title>atelier &#8211; Boris Nordmann</title>
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	<item>
		<title>PALEO BLIND TRIP pour voyants et non-voyants</title>
		<link>https://boris.fictioncorporelle.com/paleo-blind-trip-pour-voyants-et-non-voyants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Boris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Jun 2019 09:20:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Visite de la grotte d’Isturitz en écholocalisation Le 6 juin de 10h à 16h, sur réservation conférence ou performance autour de l’écholocalisation le 5 juin à 16h au musée de Bayonne Des peintres pré-historiques ont retrouvé leur chemin à l’oreille, dans des grottes qu’ils ornaient en tenant compte de l’acoustique. Ce sont les conclusions du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Visite de la grotte d’Isturitz en écholocalisation<br />
Le 6 juin de 10h à 16h, sur réservation<br />
conférence ou performance autour de l’écholocalisation le 5 juin à 16h au musée de Bayonne</p>
<p>Des peintres pré-historiques ont retrouvé leur chemin à l’oreille, dans des grottes qu’ils ornaient en tenant compte de l’acoustique. Ce sont les conclusions du chercheur et chanteur Iégor Reznikoff, après avoir visité de nombreuses grottes ornées du Sud-Ouest de la France. A l’entendre, ces peintres ont pratiqué une forme humaine d’écholocalisation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/06/Oxocelhaya.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1283"  alt="Oxocelhaya" width="839" height="465" / loading="lazy" decoding="async" src="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/06/Oxocelhaya.jpg" srcset="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/06/Oxocelhaya.jpg 839w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/06/Oxocelhaya-250x138.jpg 250w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/06/Oxocelhaya-625x346.jpg 625w" sizes="auto, (max-width: 839px) 100vw, 839px" /></a><br />
Bien qu’ayant l’usage de mes yeux, souvent je préfère les fermer. Depuis 2013, je me promène en aveugle, et je partage une manière de se repérer au son des échos, un peu comme le fait une chauve-souris ou un dauphin. C’est une expérience dépaysante, qui permet de changer de monde juste en enfilant un bandeau. C’est aussi une manière de se rencontrer au-delà des apparences, et d’échanger sur nos (très) différentes manières de percevoir.</p>
<p>Au cours l’initiation matinale, vous apprendrez à vous repérer en tâtonnant, non pas avec les doigts, mais avec l’écho. Vous reconnaitrez rapidement ce que vous connaissez déjà, probablement sans le savoir : l’écho d’un mur, d’un arbre, d’une ouverture… Peut-être trouverons-nous l’écho délicat d’un escalier qui monte. Mais pour commencer, à moins d’être déjà complètement aveugle, il vous faudra enfiler un bandeau.</p>
<figure id="attachment_1284" aria-describedby="caption-attachment-1284" style="width: 620px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/06/0140_IlsNeVoientPas2.jpg"><img class="size-large wp-image-1284"  alt="“Ils ne voient pas”. Lors d’un atelier d’écholocalisation pour voyants et non-voyants. Photographié par Hélène Motteau " width="620" height="351" / loading="lazy" decoding="async" src="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/06/0140_IlsNeVoientPas2-625x354.jpg" srcset="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/06/0140_IlsNeVoientPas2-625x354.jpg 625w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/06/0140_IlsNeVoientPas2-250x141.jpg 250w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/06/0140_IlsNeVoientPas2.jpg 1740w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1284" class="wp-caption-text">“Ils ne voient pas”. Lors d’un atelier d’écholocalisation pour voyants et non-voyants. Photographié par Hélène Motteau</figcaption></figure>
<p>La grotte d’Isturitz est une grotte ornée où les plus anciennes traces humaines remontent au paléolithique moyen. Les vestiges que l’on y trouve laissent croire qu’elle fut un lieu de rassemblement et de transmission de savoirs pratiques. Comment se transmettre une pratique quand on ne voit pas grand-chose ? Comment décider collectivement où aller quand on n’y voit rien ?</p>
<p>Pour cette atelier-promenade, passée la phase d’initiation matinale, chacun apprend de chacun. C’est un processus de recherche, c’est-à-dire que nous partageons des questions plutôt que des réponses. Mon rôle est essentiellement de faciliter des échanges. Dès que le groupe et l’environnement le permettent, je me bande aussi les yeux, si bien que plus personne ne voit. Sans cela, impossible d’avancer sérieusement !</p>
<p>Artiste-chercheur, j’ai fait connaissance avec l’écho et les clicks de langue en 2012 au détour de rencontres avec des dauphins. Mes formateurs à l’écholocalisation sont aveugles : Daniel Kish, Tom de Witte, Idji Xuan et Thomas Tajo.</p>
<p>Sur réservation +33 (0)5 59 29 64 72 / reservation@grottes-isturitz.com.<br />
Rendez-vous à 10h à l’entrée du site des Grottes d’Isturitz et Oxocelhaya.<br />
La proposition se déroule jusqu’à 16h, avec une pause restaurative le midi, pourquoi pas tous ensemble “Chez Haramboure” à Isturitz.<br />
_____</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Apprendre par l&#8217;animal &#8211; 1ère partie</title>
		<link>https://boris.fictioncorporelle.com/3-conferences-apprendre-par-lanimal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Boris]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Apr 2016 20:25:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[altérité]]></category>
		<category><![CDATA[animal]]></category>
		<category><![CDATA[art & science]]></category>
		<category><![CDATA[atelier]]></category>
		<category><![CDATA[espace consacré]]></category>
		<category><![CDATA[Projet Écho]]></category>
		<category><![CDATA[tout]]></category>
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					<description><![CDATA[Programme : Vinciane Despret (Liège) le 7 mai 2015 Conférence-débat à 18h30 La philosophe Vinciane Despret est l’auteure de plusieurs ouvrages sur la question animale. Tom de Witte (Anvers), le 11 juin 2015 Atelier à 15h30, conférence-débat à 18h30 Aveugle, il enseigne l’écholocalisation, analogue humain du mode de perception des dauphins et des chauves souris. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Programme :</p>
<p><strong>Vinciane Despret (Liège) le 7 mai 2015</strong><br />
Conférence-débat à 18h30<br />
La philosophe Vinciane Despret est l’auteure de plusieurs ouvrages sur la question animale.</p>
<p><strong>Tom de Witte (Anvers), le 11 juin 2015</strong><br />
Atelier à 15h30, conférence-débat à 18h30<br />
Aveugle, il enseigne l’écholocalisation, analogue humain du mode de perception des dauphins et des chauves souris.</p>
<p><strong><del>David Rothenberg (New York), le 16 juillet 2015 -Annulé</del></strong><br />
<del>Conférence-concert à 18h30. Surprise possible en fin de soirée.</del><br />
<del>Clarinettiste de Jazz, ses dialogues musicaux improvisé impliquent des animaux dont  : bélugas, baleines à bosses, cigales, rossignols.</del></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Apprendre par l&#8217;animal &#8211; 2ème partie</title>
		<link>https://boris.fictioncorporelle.com/apprendre-par-lanimal-ateliers-et-conferences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Boris]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Nov 2015 20:54:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[altérité]]></category>
		<category><![CDATA[animal]]></category>
		<category><![CDATA[art & science]]></category>
		<category><![CDATA[atelier]]></category>
		<category><![CDATA[espace consacré]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[Projet Écho]]></category>
		<category><![CDATA[projets au long cours]]></category>
		<category><![CDATA[résidences]]></category>
		<category><![CDATA[tout]]></category>
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					<description><![CDATA[Ateliers et de conférences &#8211; 11, 12 et 13 décembre 2015 La Panacée, Montpellier, rue de l’école de pharmacie « J’aurais aimé, une fois dans ma vie, pleinement communiquer avec un animal. C’est un but inaccessible. Il m’est presque douloureux de savoir que je ne pourrai jamais trouver de quoi est composée la matière et la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="CENTER">Ateliers et de conférences &#8211; 11, 12 et 13 décembre 2015</p>
<p align="CENTER">La Panacée, Montpellier, rue de l’école de pharmacie</p>
<p style="padding-left: 60px;"><em>« J’aurais aimé, une fois dans ma vie, pleinement communiquer avec un animal. C’est un but inaccessible. Il m’est presque douloureux de savoir que je ne pourrai jamais trouver de quoi est composée la matière et la structure de l’univers. Cela eût signifié : être capable de parler avec un oiseau. Mais là est la frontière qu’on ne peut franchir. Traverser cette frontière serait un grand bonheur pour moi » Ainsi parlait Levi-Strauss avec F. Raddatz</em></p>
<p>Le rêve de parler avec un oiseau, la science peut-elle nous aider à l&rsquo;accomplir ? Ou bien au contraire, serait-ce qu’une certaine science -analytique et progressiste- nous aurait fait oublier la manière de communiquer pleinement avec un animal ? Quels rapport au corps, à la pensée et à la parole construire ou re-construire pour cette entreprise ?</p>
<p>Nous avons choisi de débatte de ces questions sur un terrain artistique. Elles transgressent parfois les protocoles scientifiques en vigueur. Notre démarche vise à se faire rencontrer des pratiques qui longtemps ont feint de s&rsquo;ignorer. Les rassembler momentanément dans le cadre de ces rencontres « apprendre par l’animal » permet de faire avancer autrement la réflexion. De même que les recherches sur la télépathie peuvent nous interroger sur la naissance de la parole, la méthode pour se sentir cachalot (Fiction corporelle) est susceptible de nous questionner sur les conventions de représentation en science.</p>
<p>Rapports renouvelés aussi entre sensation et pensée, entre intuition et preuve, entre méthode et improvisation, entre spectacle et observation.</p>
<p>Le programme est composé de telle sorte que les questions rebondissent à travers les trois jours et qu’un territoire de pensée et de sensation qui nous lie à l’animal se développe à travers ces rebonds. Nous vous invitons à suivre ces rencontres construites comme un parcours qui renouvellera notre perception de notre communication à l’animal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>INFOS PRATIQUES :<br />
Cycle Apprendre par l’animal proposé par Boris Nordmann, artiste invité par La Panacée.<br />
Gratuit. Infos et réservations à effectuer par mail à <a href="mailto:mediation@lapanacee.org">mediation@lapanacee.org. </a><a href="http://www.lapanacee.org/">www.lapanacee.org</a></p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="CENTER"><span style="font-size: medium;"><b>_______</b></span></p>
<p align="CENTER">PROGRAMME DES TROIS JOURS</p>
<p align="CENTER">VENDREDI 11 décembre 2015 &#8211; Rencontrer la parole &#8211;</p>
<p>17h-19h15 Atelier<br />
<span style="text-decoration: underline;">Exploration immersive &#8211; Que cela fait-il de parler ?</span><br />
<strong> Mandoline Whittlesey</strong><br />
Nous irons ensemble à la (re)découverte de la parole. Nous laisserons place à la sensibilité du corps fluide, animal, afin de permettre une émergence sensible du langage. Des plages d&rsquo;expérimentation, seuls et à plusieurs, viendront soutenir un vécu qui posera la fondement de nos échanges. Venir habillé confortablement et chaudement. Tous et toutes sont bienvenus !</p>
<p>19h30-20h15 Atelier<br />
<span style="text-decoration: underline;">Jeux W</span><br />
<strong>Jeanne Revel du collectif W</strong><br />
La pratique W travaille à construire et à expérimenter des outils pour l’action en représentation, c&rsquo;est-à-dire toutes les situations où on agit devant quelqu&rsquo;un. Ces outils s’élaborent et se transmettent au cours de sessions de recherche. Ils se pratiquent aussi sous la forme de jeux et alors, produisent de la parole.</p>
<p>20H30-21h30 Performance oratoire<br />
<span style="text-decoration: underline;">Bloc &#8211; jeu issu de la pratique W</span><br />
<strong> Mandoline Whittlesey, Jeanne Revel, Bettina Höfer, Joanne Clavel, Boris Nordmann</strong><br />
Le bloc prend la forme d’une conférence improvisée à plusieurs voix. L’élaboration en temps réel est assurée par l’observation d’un petit nombre de règles formelles : le discours se constitue au fur et à mesure qu’il avance, selon une logique d’enchaînements qui peu à peu l’éloigne de son point de départ. Par ces moyens simples, le bloc travaille ainsi la possibilité d’une énonciation collective, qui est aussi un puissant moteur de langage et de fiction.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;" align="CENTER"><span style="font-size: small;"><b>_______</b></span></p>
<p align="CENTER">SAMEDI &#8211; Mediumnsime, Malentendu et Méthodes &#8211;</p>
<p>14h30-16h15 Conférences<br />
<strong>Véronique Servais</strong> <span style="text-decoration: underline;"> Pour une science humaine des animaux : que faire après le constat du malentendu ?<br />
</span>Il devient évident qu’on ne peut se contenter d’étudier les animaux comme si tout en eux relevait de la biologie. Je proposerai l’idée que c’est en concevant la communication homme-animal comme un malentendu qu’on se donne les moyens de construire un cadre perceptif permettant aux animaux de prendre place et de faire entendre leur voix, en théorie du moins.</p>
<p><strong>Fabienne Delfour</strong> <span style="text-decoration: underline;"> Tentatives de communications interspécifiques avec les dauphins menées dans le cadre de l’éthologie.<br />
</span>Fabienne Delfour présentera le développement des outils et des études auxquelles elle contribue en milieu captif et sauvage, après avoir brossé l&rsquo;histoire de l&rsquo;éthologie des dauphins. Elle interrogera la place de la technologie dans ces études qui sont (trop) largement inspirés de la primatologie.</p>
<p>16h30-17h50 Conférence<br />
<span style="text-decoration: underline;">Être médium entre animaux et humains.</span><br />
<strong>Bettina Höfer</strong><br />
J&rsquo;expliquerai ma pratique de médium, la forme de télépathie que je pratique : comment j&rsquo;y suis venue, et comment elle me permet d&rsquo;intercéder entre des humains et des animaux libres ou des animaux domestiques. Je présenterai les formes que prennent les rencontres par cette voie, et je vous en donnerai des exemples concrets.</p>
<p>18h15-20h Proposition artistique<br />
<span style="text-decoration: underline;">Fiction corporelle cachalot ou Méthode pour se sentir cachalot en 1h30</span><br />
<strong>Boris Nordmann</strong><br />
La proposition se déroule en trois partes : 1. Une courte conférence de biologie sur les cachalots qui sont des très grand dauphins. 2. Une méthode pour déformer son schéma corporel humain et lui donner la forme d’un cachalot. Vous êtes allongé, presque immobile : interprète et spectateur. Le corps humain est la forme de départ que l&rsquo;imagination peut déformer pour y inscrire le corps d&rsquo;un cachalot. Suit une plongée-promenade collective imaginée. 3. Un retour progressif au corps humain.</p>
<p align="CENTER">_______</p>
<p align="CENTER">DIMANCHE &#8211; Transfert et Transmission &#8211;</p>
<p>10h-12h30 Atelier<br />
<span style="text-decoration: underline;">Initiation à la télépathie avec les animaux</span><br />
<strong>Bettina Höfer</strong><br />
Initiation pas à pas : Méditation / Exercices de télépathie / Ressentir ses différents sens à l’intérieur de soi / Contact avec un animal.</p>
<p>14h30- 16h20<br />
<span style="text-decoration: underline;">Atelier  lecture à deux voix d’interactions hommes-dauphins</span><br />
<strong>Fabienne Delfour + Véronique Servais</strong><br />
A partir d&rsquo;observations filmées d&rsquo;interactions entre dauphins et humains, Fabienne Delfour et Véronique Servais nous montreront comment elle travaillent. Ainsi, elles nous initieront à pratiquer leur méthodes d&rsquo;interprétation.</p>
<p><strong>Le système W (Jeanne Revel)</strong> Conférence  <span style="text-decoration: underline;">Une interaction dauphins-humains interprétée avec les mots du système W<br />
</span>Parce que W appelle représentation le fait d&rsquo;agir sous le regard d&rsquo;autrui, elle concerne potentiellement toute interaction plus ou moins codifiée dans la vie sociale : une assemblée de grévistes, une messe, une vente aux enchères, une salle de classe… On tentera d’appliquer au corpus présenté par Fabienne Delfour et Véronique Servais les catégories proposées par W et d’analyser en termes de représentation les interactions humain-animal qui servent de fondement à l’éthologie.</p>
<p>16h30-18h Conférence<br />
Des pratiques somatiques pour approcher des animaux ?<br />
<strong>Joanne CLavel<br />
</strong>Les pratiques somatiques proposent une nouvelle manière de vivre son corps humain, en le percevant lui-même comme un écosystème. Elles unifient l&rsquo;action de penser et celle de sentir. Permettent elles l&rsquo;émergence de nouveau dispositif de rencontre avec des animaux ?</p>
<p>Table ronde de clôture</p>
<p>______</p>
<p>Les Intervenants</p>
<p><strong>Joanne Clavel</strong> (Montpellier et Paris)<br />
Joanne Clavel est chercheure en sciences de la conservation au Muséum national d’Histoire naturelle. Formée aux sciences de l&rsquo;écologie avec une thèse portant sur l&rsquo;impact des changements globaux sur la biodiversité, elle travaille aujourd&rsquo;hui à l&rsquo;interface avec les humanités environnementales &#8211; art, esthétique, politique &#8211; après s’être formée en danse à l’Université Paris 8, en médiation esthétique à l’ULg en Belgique, en écologie politique puis chorégraphie à UCBerkeley. Elle enquête sur le développement d’une culture écologique, d’un « art de vivre », dans des milieux qui pratiquent le soin aux autres (agriculture, pratiques somatiques et artistiques).<br />
Elle co-fonde en 2008 le collectif d’artistes Natural Movement afin de monter des créations artistiques et des projets de médiation de l’écologie dans des lieux variés : zoos, laboratoires scientifiques, banlieues, milieux ruraux.<br />
<a href="https://mnhn.academia.edu/JoanneClavel">https://mnhn.academia.edu/JoanneClavel</a> + <a href="http://www.natural-movement.fr/">http://www.natural-movement.fr/</a></p>
<p><strong>Fabienne Delfour</strong> (Paris)<br />
Dr. en Ethologie Cognitive et Habilitée à Diriger les Recherches, Fabienne Delfour a consacré une vingtaine d’années à étudier les mammifères marins en milieu naturel et en parcs marins. Elle s’intéresse aux comportements, aux capacités cognitives et au bien-être de ces animaux. Intriguée par la riche relation homme-animal, elle a choisi de mener des études pluridisciplinaires et innovantes pour mieux en comprendre les rouages. Affiliée au Laboratoire parisien d’Ethologie Expérimentale et Comparée et responsable scientifique au delphinarium du Parc Astérix, elle encadre aujourd’hui des travaux de master et deux doctorats sur le bien-être des dauphins et en étho-acoustique. Impliquée dans plusieurs comités scientifiques et de bien-être animal, elle travaille activement à rechercher des critères objectifs d’évaluation du bien-être animal adoptant résolument une posture qui considère l’animal et son monde propre. <a href="http://www.animauxetcompagnies.com/">http://www.animauxetcompagnies.com/</a></p>
<p><strong>Bettina Höfer</strong> (Lignières, Suisse)<br />
Bettina Höfer reçoit à son domicile des gens qui ont des soucis avec leur chat, leur troupeau de chèvres ou le loup dans le bois. Ses faculté de médium lui permette d&rsquo;opérer un travail de médiation entre animaux et humains, et plus généralement d&rsquo;aider les animaux et les humains à trouver un bien-être physique et psychique. Elle peut travailler à partir d&rsquo;une simple photo de l&rsquo;animal. Ses recherches actuelles lui font rencontrer des éléphants et nager avec des dauphins. Pour son activité de médium en « communication animale », elle s&rsquo;appuie sur le concours de ses animaux familiers -chien, chat, cheval- et de certains dauphins qu&rsquo;elle fréquente régulièrement.</p>
<p><strong>Véronique Servais</strong> (Liège, Belgique)<br />
Après des études en psychologie et un mémoire intitulé « Etude exploratoire des effets thérapeutiques de l&rsquo;animal familier auprès de jeunes filles anorexiques », Véronique Servais a consacré l’essentiel de ses recherches à l’étude des relations entre humains et animaux dans la société contemporaine. Outre de nombreux articles, elle est l’auteur (avec Jean-Luc Renck) de L’éthologie. Histoire naturelle du comportement (Ed. Seuil) et de La science [humaine] des chiens, aux éditions Le bord de l’eau. Elle est également responsable du « Certificat Universitaire en Médiation animale et Relations à la nature » à l’Université de Liège. Récemment, elle a mené une étude sur l’enchantement dans les rencontres avec des dauphins, qui l’a conduite à s’intéresser à l’enchantement dans la danse puis à ce qui survient chez les élèves d’un conservatoire d’arts dramatiques au cours d’exercices inspirés du rituel vaudou. Ses projets pour l’avenir sont de contribuer à une science humaine des animaux.<br />
<a href="http://orbi.ulg.ac.be/browse?type=authorulg&amp;rpp=20&amp;value=Servais%2C+Véronique+p002649">http://orbi.ulg.ac.be/browse?type=authorulg&amp;rpp=20&amp;value=Servais%2C+V%C3%A9ronique+p002649</a>.</p>
<p><strong>Mandoline Whittlesey</strong> (France et U.S.A)<br />
Artiste chercheuse et pédagogue, Mandoline élabore son travail autour de la relation intersubjective, la fluidité perceptive et le phénomène symbolique, dans une perspective transdisciplinaire. Après un Bachelor of Arts obtenu à Oberlin College, USA en 2002 (écriture, danse, photo) elle est interprète pour des chorégraphes en France (H.Cathala, L.Montecchia, C.Filmon, E.Grivet&#8230;) et développe ses propres projets à partir de 2006 (performance-installation). Certifiée praticienne de Body-Mind Centering® en 2010, elle créé et codirige SOURCES, formation en pratiques somatiques, puis développe un cycle de formation en Mouvement Authentique qu&rsquo;elle mène pour la troisième année consécutive. Soutenant une vision résolument poétique, profondément incarnée, Mandoline poursuit actuellement un Master of Fine Arts en chorégraphie et arts visuels à Wilson College, USA.<br />
<a href="http://mandolinewhittlesey.blogspot.fr/">http://mandolinewhittlesey.blogspot.fr/</a></p>
<p><strong>Le collectif W</strong> (incarné cette fois par <strong>Jeanne Revel</strong>, France)<br />
W est née en 2003, à la suite d’un travail sur les conditions d’une énonciation collective (Bloc, Centre Chorégraphique de Tours). Ce travail s’est poursuivi lors d’une collaboration de Joris Lacoste et Jeanne Revel avec le chorégraphe Joao Fiadeiro autour de sa méthode de Composition en Temps Réel (Centre National de la Danse, 2004), puis s’est développé de manière autonome.<br />
Que se passe-t-il lorsque quelqu’un fait quelque chose sous le regard d’autrui ? Comment agit-on lorsqu’on se sait regardé ? Que se passe-t-il exactement quand on regarde simplement « pour le plaisir » ? W tente de répondre à ces questions par l’élaboration d’un glossaire, d’une pratique performative et d’instruments pour la critique. W produit notamment des jeux, un précis de notions opératoires, des stages et sessions pratiques, des séminaires critiques, ainsi que divers articles et conférences.<br />
<a href="http://www.1110111.org/">http://www.1110111.org</a></p>
<p><strong>Boris Nordmann</strong><br />
est artiste chercheur, co-fondateur de Old School (école de la relation inter-espèce), biologiste de formation, diplômé du Fresnoy Studio National des Arts Contemporains. Médaillé du concours Lépine en 2009, mandataire d&rsquo;un 1% artistique en 2010, son parcours est tissé de collaborations avec des chercheurs. Il développe un projet de recherche interdisciplinaire qui admet à égalité des pratiques issues des sciences sociales, des sciences naturalistes, du handicap (écholocalisation humaine), du sport (apnée, kayak), et des arts (contact improvisation, techniques vocales). La publication de cette recherche passe actuellement par des œuvres et ateliers : les Fictions Corporelles, les ateliers d&rsquo;écholocalisation humaine pour voyants et non-voyants et un film en cours.<br />
<a href="https://boris.fictioncorporelle.com/">www.borisnordmann.com</a></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Manger, le débat des parties</title>
		<link>https://boris.fictioncorporelle.com/manger-le-debat-des-parties/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Boris]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2015 22:00:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[altérité]]></category>
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		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[Territoires]]></category>
		<category><![CDATA[tout]]></category>
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					<description><![CDATA[Venir avec faim, serviettes, nourriture et mains propres. Conférence-Jam proposée à Paris le 13/07/2015 à 17h lors des Rencontres internationales du Contact-Improvisation Ce texte est une base pour l&#8217;improvisation. Bonjour ! Annoncer le cadre : Je vais vous proposer un temps d’alimentation guidé qui va durer une petite heure et glisser tranquillement vers une jam ensuite. ..Et Julia [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Venir avec faim, serviettes, nourriture et mains propres.<br />
Conférence-Jam proposée à Paris le 13/07/2015 à 17h lors des <a href="http://www.lolm.eu/rici/">Rencontres internationales du Contact-Improvisation</a></p>
<p>Ce texte est une base pour l&rsquo;improvisation.</p>
<p>Bonjour !<br />
Annoncer le cadre :<br />
Je vais vous proposer un temps d’alimentation guidé qui va durer une petite heure et glisser tranquillement vers une jam ensuite.</p>
<p>..Et Julia qui fait la traduction.</p>
<p>Bon, je vous ai demandé de venir avec de l’appétit, mais il faut que je vous dise, on va travailler la retenue. Ca va nous permettre de faire plein de découvertes !</p>
<p>Si c’est nécessaire, allez vous laver les mains. Et si vous n’avez pas de serviette, ramener 6 feuilles de papier toilette.<br />
Se mettre par deux.<br />
Si vous avez une allergie alimentaire, si vous ne pouvez pas manger dans une cuiller qui a touché du poisson, ou du gluten, c’est le moment de le dire à votre complice.<br />
Disposer devant soi 3 aliments. Éventuellement vous en empruntez un à votre voisin. Vous pouvez aussi partager.<br />
Voilà, chacun a devant lui, chacune a devant elle : 3 aliments.<br />
Les diposer de manière à pouvoir les voir en détail, et pouvoir les renifler sans avoir à les toucher.<br />
Vous avez devant vous 3 aliments que vous pourriez manger.</p>
<p>Les regarder, sans les toucher.<br />
Etudier ce que ça fait de les regarder.<br />
Et puis, se concentrer sur un aliment.<br />
Comment cet aliment parle à tout l’être qui regarde.<br />
Est-ce qu’un partie de mon être répond particulièrement ?<br />
Une sensation particulière se manifeste t elle ? Ça peut-être une sensation très délicate ? Ca peut-être une sensation bien connue, ou non.<br />
Observer cette sensation.<br />
Quelles sont les pensées qui surgissent ?<br />
Comment cet aliment parle au système digestif ?<br />
Comment cet aliment parle à la main ?<br />
Comment cet aliment parle à la bouche ?<br />
Comment cet aliment parle à la langue ?<br />
Comment cet aliment parle aux muscles de la mâchoire ?<br />
Comment cet aliment parle au palais ?<br />
Comment cet aliment parle au nez ?<br />
Comment cet aliment parle à l’œsophage ?<br />
Comment cet aliment parle à l’estomac ?<br />
Comment cet aliment parle au foie ?<br />
Comment cet aliment parle à la vésicule biliaire ? -Si vous savez où c’est, tant mieux !!<br />
Comment cet aliment parle à la partie de l’estomac qui débouche sur l’intestin ?<br />
Comment cet aliment parle à l’intestin ?<br />
Comment cet aliment parle au gros intestin ?<br />
Y a t il d’autres parties du systèmes digestif auquel cet aliment parle, pour lui dire du bien, ou du pas bon.<br />
Est-ce que cet aliment parle à l’anus ?</p>
<p>Et puis, regarder un autre aliment, et recommencer.<br />
Comment cet aliment parle à l’être qui regarde.<br />
Est-ce qu’une partie de mon être répond particulièrement ?<br />
Une sensation particulière se manifeste t elle ? Ça peut-être une sensation très délicate ? Ca peut-être une sensation bien connue, ou non.<br />
Observer cette sensation.<br />
Quelles sont les pensées qui surgissent ?<br />
Et, passer en revue son système digestif, lui demander comment il reçoit la proposition que fait cet aliment quand on le regarde, à cet instant.</p>
<p>Et puis recommencer pour un troisième aliment.</p>
<p>Choisir un aliment, en vue de le manger, mais ne pas mettre cette décision à exécution. Prendre le temps de choisir. Observer ce qui est en jeu dans le processus du choix. Observer ce que c’est que choisir.<br />
Est-ce que c’est un aliment qui appelle la main ?<br />
Est-ce que c’est la bouche qui est attirée?<br />
Est-ce que c’est l’œil qui est attiré ?<br />
Est-ce que c’est la flore intestinale qui est attirée ?<br />
Est-ce que votre cou se porte en avant, est-ce que c’est la tête qui est attirée ?<br />
Ou bien, est-ce que c’est le pied qui est attiré ?<br />
Est-ce qu’une partie de l’être refuse ce qu’une autre désire.<br />
Observer le débat entre ces parties.</p>
<p>Observer ce que ça fait de choisir.<br />
Maintenant, vous allez pointez du doigt l’aliment que vous avez choisi, SANS le manger.<br />
Observer la manière dont vous pointez du doigt.<br />
Observer ce que ça fait d’avoir choisi.</p>
<p>Fermer les yeux.<br />
Fermer les yeux.<br />
Tout en gardant les yeux fermés, approcher son nez d’un aliment sans le toucher, et le renifler.<br />
Étudier les sensations qui viennent dans tout l’être. Qu’est-ce qui se produit en ce moment, alors que l’odeur de cet aliment rencontre la matière de l’être ?<br />
Ici et maintenant.</p>
<p>Et puis, toujours en gardant les yeux fermés, et toujours sans toucher, se mettre dans l’idée de choisir un aliment pour le manger. Se laisser la possibilité de choisir un autre aliment que celui qui a été choisi tout à l’heure.</p>
<p>Etudier les aliments un par un, à l’odeur, sans les toucher, pour choisir celui que vous allez manger, mais ne pas le faire, ne pas le manger.</p>
<p>Et observer, quelle partie de soi quelles pensée, quels organes, quels fluides, quels fascia sont sollicités par tel endroit olfactif. Et quelles partie de soi au contraire, refusent tel ou tel proposition qui leur est faite sous la forme de l’odeur. Observer la qualité que prend ce refus. Est il catégorique ? Est il conditionnel (càd. dans le style “ Je veux bien que nous mangions ceci, si nous mangions cela après&#8230; ”) ? Est il ferme, est il négociable.<br />
Observer, comment une partie de l’être, une pensée, une main, un organe, peut-être tenté de censurer la demande qui est faite par une partie. Et comment elle peut se faire insistante.<br />
Observer les parties qui ont dévellopé plus de charisme.<br />
Observer la réaction des parties que vous n’avez pas l’habitude d’écouter.<br />
&#8230;<br />
Que dit le fascia sous mon crane de cette proposition alimentaire ?<br />
Que dit la plante de mon pied de cette proposition alimentaire ?<br />
Que dit ma flore intestinale de cette proposition alimentaire ?<br />
Que dit ma peau de cette proposition alimentaire ?<br />
Que dit mon cœur de cette proposition alimentaire ?<br />
Etc&#8230;</p>
<p>C’est le moment de conclure votre choix. Vous allez donc prononcer le nom de l’aliment que vous avez choisi. NE le mangez PAS.</p>
<p>Au début, je vous avait demandé de vous mettre à deux. Vous formez donc des tandems. Dans chaque tandem, celui ou celle qui est à droite va garder les yeux fermés, tandis que celle ou celui qui est à gauche va ouvrir les yeux, tranquillement.<br />
Voilà, dans chaque tandem, celui qui est à droite a les yeux ouvert, et celui qui est à gauche a les yeux fermé vous allez vous mettre face à face.<br />
Vous allez maintenant vous prendre les mains, et établir une connection, entre vous, de cœur à cœur.<br />
Voilà, vous pouvez vous lâcher les mains, et celle ou celui qui a les yeux ouvert va présenter un aliment devant la bouche de son complice, sans toucher sa bouche, ni son nez.</p>
<p>Je vais maintenant m’adresser à celle et ceux qui ont les yeux fermés.<br />
Donc votre complice vous tend un aliment devant la bouche.<br />
Renifler cet aliment.<br />
L’explorer attentivement, à l’odeur.<br />
Etudier finement toutes ses odeurs. Toutes ses parties odorantes.</p>
<p>Observer la manière dont vous le recevez.<br />
Passer en revue les parties de votre système digestif. Comment chaque partie reçoit elle la proposition de manger ou non cet aliment ? Quelles sont les parties de vous qui restent muettes ?<br />
Vous pouvez approcher les lèvres, pour éprouver l’aliment, son éventuelle humidité, sécheresse, sa texture.<br />
Observer les sensation qui vous viennent.<br />
Si vous avez des visions, observez les.<br />
Si vous avez des émotions, observez les passer.<br />
Si vous l’acceptez, vous pouvez prendre l’aliment dans la bouche, mais sans l’avaler.<br />
Sinon, vous pouvez aussi vous reculer, alors, votre complice vous présentera un autre aliment.<br />
Une fois que l’aliment est dans la bouche, avant de le mastiquer, l’explorer très attentivement avec la langue.<br />
Dans le même temps, passez votre corps en revu, par exemple de haut en bas. Observer l’effet que ça fait sur les différentes parties de vous d’avoir cet aliment dans la bouche.</p>
<p>Votre complice doit se tenir prêt à recevoir l’aliment si vous décidez de le recracher. C’est le moment d’utiliser la serviette si vous en avez une !<br />
Faire visiter la bouche à l’aliment.<br />
Quelles sont les parties de la bouche qu’il ne peut pas visiter ?<br />
Explorer l’aliment avec les dents.</p>
<p>Observer les réactions des différentes parties de l’être.<br />
(détailler)</p>
<p>C’est encore le moment de choisir : Allez vous avaler cet aliment ou non ? Allez vous le recracher ou l’avaler ?</p>
<p>Une fois que vous l’avez avalé, votre complice va proposer une autre bouchée.<br />
Etc&#8230;</p>
<p>Echanger les rôles.<br />
Etc&#8230;</p>
<p>Fermer les yeux tous les deux.</p>
<p>Possibilité pour engager la Jam, à discuter avec Matthieu :<br />
Explorer à l’odeur (la pièce est pleine d’aliments).<br />
Toucher l’autre. La main est comme une bouche. Le corps est un organe digestif.<br />
Danser depuis une partie : fascia, tube digestif, bouche, etc&#8230;<br />
Observer, exprimer le parlement des parties de son êtres. Le suivre dans ses errements.<br />
Observer s digestion en cours, la suivre.</p>
<p>___________________<br />
Retours entendus après la JAM :<br />
-beaucoup de rires, léger, jam bacchanale, portée par les odeurs, la nourriture. A fleur de peau.</p>
<p>Améliorations possibles :<br />
-Détailler et accompagner la mastication<br />
-Laisser (ou autoriser) plus de temps en bouche pour le premier aliment avant de permettre le second.<br />
-Indiquer qu’il est possible d’écouter l’effet du cheminement des aliments à travers le tube digestif.<br />
-Indiquer qu’il est possible de lécher les lèvres.</p>
<p>©Boris Nordmann 2015</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>De la consigne et de l&#8217;inconnaissable</title>
		<link>https://boris.fictioncorporelle.com/de-la-consigne-et-de-linconnaissable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Boris]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jun 2015 21:32:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[atelier]]></category>
		<category><![CDATA[espace consacré]]></category>
		<category><![CDATA[Fictions Corporelles]]></category>
		<category><![CDATA[langage]]></category>
		<category><![CDATA[résidences]]></category>
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					<description><![CDATA[Atelier proposé avec Mandoline Whittlesey à la demande de Jérémy Damian, dans le cadre des Étirements. Proposé à CitéDanse le 14 juin 2015. B : Nous nous sommes rencontrés avec une des Fictions Corporelles : la Méthode pour se sentir cachalot en 1h30. Avec Jérémy aussi. Ça peut être un point de départ, pour entrer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Atelier proposé avec <a href="http://mandolinewhittlesey.blogspot.fr/">Mandoline Whittlesey</a> à la demande de Jérémy Damian, dans le cadre des Étirements. Proposé à <a href="http://www.citedanse.org/collectif.html">CitéDanse</a> le 14 juin 2015.</p>
<p><strong>B :</strong> Nous nous sommes rencontrés avec une des Fictions Corporelles : la Méthode pour se sentir cachalot en 1h30. Avec Jérémy aussi. Ça peut être un point de départ, pour entrer dans le bain.<br />
<strong>M :</strong> Je serais curieuse d&rsquo;explorer l&rsquo;effet de la consigne sur mon animal humain, avant de devenir cachalot. Donner/recevoir une consigne&#8230; bouger, respirer, écouter là où ça me touche, jouer avec différents engagements de mon système nerveux.</p>
<p><strong>B :</strong> Posons un lecteur, qui va énoncer le texte. Là.<br />
<strong>M :</strong> L&rsquo;auteur. Le lecteur-qui-énonce. L&rsquo;auditeur. Observons les espaces entre eux.<br />
Quand j&rsquo;écris, quand je lis, ces espaces sont des partenaires de jeu.<br />
<strong>B :</strong> Des partenaires ? Comment savoir ce qu&rsquo;ils vont dire ?<br />
<strong>M :</strong> Ca ne m&rsquo;appartient pas. L&rsquo;espace-entre existe, il est agissant: je peux au moins compter là-dessus.<br />
<strong>B :</strong> Mais alors, où est le texte ?</p>
<p><strong>B :</strong> Et la position des participants ?<br />
<strong>M :</strong> Les inclure dans notre dialogue !<br />
<strong>M et B</strong><strong> :</strong> Notons les horaires: 10h18h. Il y aura une pause, nous ne savons pas encore bien quand. Une pause consistante.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lou pastoral &#8211; chronologie de l&#8217;enquête</title>
		<link>https://boris.fictioncorporelle.com/lou-pastoral-chronologie-de-lenquete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Boris]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 May 2005 15:42:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[altérité]]></category>
		<category><![CDATA[animal]]></category>
		<category><![CDATA[art & science]]></category>
		<category><![CDATA[atelier]]></category>
		<category><![CDATA[audio]]></category>
		<category><![CDATA[audio-guidage]]></category>
		<category><![CDATA[espace public]]></category>
		<category><![CDATA[Fictions Corporelles]]></category>
		<category><![CDATA[langage]]></category>
		<category><![CDATA[le corps de l'auditeur]]></category>
		<category><![CDATA[Lou pastoral]]></category>
		<category><![CDATA[Notes à côté]]></category>
		<category><![CDATA[performance]]></category>
		<category><![CDATA[projets au long cours]]></category>
		<category><![CDATA[Territoires]]></category>
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					<description><![CDATA[En mars 2017, a germé l&#8217;idée d&#8217;une Fiction Coporelle loup incluant une dimension de médiation envirronementale. Depuis, ce qui était un projet a pris la forme d&#8217;un processus, d&#8217;une aventure, délicate à positionner en quelques ligne tant les déplacements ont été nombreux. Voyant arriver la fin d&#8217;un cycle avec un point d&#8217;orgue cet été, je [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">En mars 2017, a germé l&rsquo;idée d&rsquo;une Fiction Coporelle loup incluant une dimension de médiation envirronementale. Depuis, ce qui était un projet a pris la forme d&rsquo;un processus, d&rsquo;une aventure, délicate à positionner en quelques ligne tant les déplacements ont été nombreux. Voyant arriver la fin d&rsquo;un cycle avec un point d&rsquo;orgue cet été, je trouve enfin les mots pour en parler ici, au printemps 2019.</p>
<p style="text-align: justify;">Les loups relient. Cette enquête sur le pouvoir de médiation des loups m’a conduit de fermes en alpages à travers les Alpes, Ardèche, Corrèze, Creuse, Drôme, Jura. De stages, en rendez-vous et marches, j’ai rencontré des personnes humaines et animales, des administrations locales, nationales et internationales, des troupeaux, des bergers, de l’herbe et l’énergie solaire qu’elle capte. <span id="more-1254"></span>Par les montagnes, vallées, par les bois et les villes, par les transports, de laboratoires en bureaux, j’ai rencontré des chasseurs, des éleveurs, des chercheurs, des vétérinaires, des associations, des anthropologues, des médiateurs territoriaux, des aristocrates de la nature, des philosophes, des militants, des enfants, des équipes de tournage animaliers, des thérapeutes, une medecin urgentiste, un designer de données, un ecclésiaste, des élus, quelques loups, mais surtout leur effets, des traces, des poils, des images, des rêves, des valeurs, des cultures, des handicaps et beaucoup d’émotions, j’ai rencontré moi-même comme un processus.</p>
<figure id="attachment_1268" aria-describedby="caption-attachment-1268" style="width: 2000px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/MG_2428_Faire-asseoir-table-négociation.jpg"><img class="size-full wp-image-1268"  alt="Diapositive introductive d'une séance de travail sur la manière d'impliquer des êtres muets dans une négociation territoriale, avec Dialter, à Annecy, juin 2018." width="2000" height="1333" / loading="lazy" decoding="async" src="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/MG_2428_Faire-asseoir-table-négociation.jpg" srcset="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/MG_2428_Faire-asseoir-table-négociation.jpg 2000w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/MG_2428_Faire-asseoir-table-négociation-250x166.jpg 250w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/MG_2428_Faire-asseoir-table-négociation-625x416.jpg 625w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1268" class="wp-caption-text">Diapositive introductive d&rsquo;une séance de travail sur la manière d&rsquo;impliquer des êtres muets dans une négociation territoriale, avec Dialter, à Annecy, juin 2018.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Cette chronologie de l’enquête retrace le parcours que nous avons suivi à travers une sélection d’évènement clefs. Aujourd’hui (en mai 2019), deux périodes se distinguent :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>de mars 2017 à fin 2018</strong>, l’intention artistique se modèle au fil de l’enquête de mes séjours de création sur la Montagne Limousine avec un groupe testeur-contributeur, dont la composition reflète la diversité des personnes concernées par les loups. Loups dont le retour sur la Montagne Limousine est prévisible, sans être avéré.</p>
<p style="text-align: justify;">Fin 2018, tout s’accélère face à l’imminence perceptible de la réinstallation des loups sur la Montagne. Les instances politiques locales et régionales se cherchent et se re-positionnent. Suite à l’organisation d’un stage public en janvier 2019, notre démarche rencontre de nouvelles perspectives de collaborations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En mars 2017</strong>, je suis invité par <a href="http://quartierrouge.org/" target="_blank">Quartier Rouge</a> sur la Montagne Limousine à partager la Méthode pour se sentir cachalot en 2h30. Suite à cela, j’ai le désir d’élaborer une nouvelle “Fiction corporelle” qui puisse servir d’outil méthodologique pour des humains qui ont à négocier avec des animaux. Je rencontre alors un ensemble de personnes qui me suggèrent d’élaborer une méthode pour se sentir loups. À cette époque, le retour des loups sur la Montagne Limousine est envisagé comme probable, même s’il n’est pas acceptable par tous. Pour ma part, j’habite dans les Alpes de Haute-Provence, où les loups se sont réinstallés depuis une vingtaine d’années. Ici, certaines personnes disent être dégoûtées de participer aux projection-débats qui tournent aux combats de projections et d’arguments. Un format est à inventer.</p>
<p style="text-align: justify;">Afin de mieux comprendre les enjeux du retour des loups, je passe une partie de l’été 2017 avec un berger dans les Alpes. Quelques années plus tôt, la confrontation avec des loups l’avait placé dans un stress intense, des nuits blanches à répétions, il avait perdu pied. Cette violence vécue l’avait amené à refuser la présence des loups. Alors que je le rencontre, il dit que les loups font désormais partie de son travail. Ce changement de posture face aux loup coïncide avec l’arrivée dans sa vie d’une nouvelle compagne et d’un nouvel enfant. L’histoire de son déplacement personnel résonne avec ma lecture du moment, “Apprivoiser son ombre” qui nourrit une interprétation Jungienne de la recommandation de Saint François aux habitants de Gubio en prise avec un loup mangeur d’homme. Pour Jean Monbourquette, le loup incarne la part sombre de soi, celle que l’on refuse et qu’il s’agit pourtant de reconnaitre pour composer avec elle et vivre entier.</p>
<p style="text-align: justify;">Suite à cela, un projet se précise, encore d’avantage comme un processus de changements que comme une forme artistique déterminée : Développer une manière de penser comme un loup, percevoir, se déplacer comme un loup, c’est changer la représentation que l’on a d’eux en se basant sur des observations qui ne sont pas des contes de fée. Développer une représentation sensible et incarnée des loups, c’est réunir un mode scientifique de production de connaissance, et l’intelligence des éleveurs paysans qui met en continuité relation trophique, relation écologique, relation sociale, économie et société. À mon échelle, soutenir la négociation avec des loups, et faire œuvre de médiation entre des humains, ce sont de nouveaux enjeux professionnels qui déplacent mon statut d’artiste.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En octobre 2017</strong>, j’assiste au tournage d’un film de fiction présenté comme un documentaire animalier – <em>L’odyssée du loup</em>. En discutant avec le réalisateur, j’entends que sa conception de l’espèce loup en général est fortement marquée par l’observation des loups de cinéma, captifs et ignorants au point de sursauter devant un agneau. Plus tard, face au film fini, je constate la puissance du dispositif médiatique de construction de vérité. Me souvenant du tournage, je constate aussi le hors champs, ce qui a été effacé, ce qui n’a pas été gardé. Le résultat grossi une conception très partielle et partiale de ce que sont les loups. Et sous couvert de le révéler, le film entretient un clivage “entre deux titans en guerre. La civilisation, d’un côté. De l’autre, le monde sauvage”. Ceci me conforte dans la nécessité d’élaborer une nouvelle forme de représentation des loups basée sur des observations en milieu pastoral et soutenir la diplomatie plutôt que la guerre. Une représentation qui soit suffisamment nouvelle pour couper court aux imaginaires associés aux anciennes représentations. Une représentation détachée du conte de fée autant que de la bonne nature*. Une représentation dont on ne peut pas oublier qu’elle est une représentation, si bien qu’elle soutient la réflexion sur la représentation elle-même. Une représentation qui permet de discuter des intentions politiques qui la fonde.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette réflexion sur les modes de représentation, la diplomatie et la guerre se poursuit en moi au long d’une semaine en territoire occupé de Jérusalem, en workshop avec un groupe mixte de chercheurs et artistes. L’Institut Métaphorique est un groupe de discussion des usages de la métaphore pour comprendre le monde. La relation est si tendue entre le sujet de nos échanges et le contexte militaire qui nous entoure, que nous n’osons pas en parler autrement qu’en aparté.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En octobre, puis décembre 2017</strong>, deux résidences de création sur la Montagne Limousine accompagnent la mise en place d’un groupe testeur-contributeur autour du projet artistique qui s’appelle encore “Fiction corporelle loup”.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce groupe est réunit par :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le désir d’élaborer une voie moyenne qui dépasse les clivages.</li>
<li>Une recherche d’apaisement.</li>
<li>Une attention aux êtres discrets, farouches ou maladroits.</li>
<li>La co-construction de connaissance</li>
<li>Une souveraineté des personnes, par l’autonomie de chacun dans la conduite de sa recherche, et l’application à ne pas instrumentaliser ni se laisser instrumentaliser.</li>
</ul>
<figure id="attachment_1264" aria-describedby="caption-attachment-1264" style="width: 2956px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/IMG_8268.jpg"><img class="size-full wp-image-1264"  alt="1é personnes autour d'une table, l'une porte un nourrisson." width="2956" height="1040" / loading="lazy" decoding="async" src="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/IMG_8268.jpg" srcset="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/IMG_8268.jpg 2956w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/IMG_8268-250x87.jpg 250w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/IMG_8268-625x219.jpg 625w" sizes="auto, (max-width: 2956px) 100vw, 2956px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1264" class="wp-caption-text">Une des participantes vient avec son nourrisson. Entre deux tétées, nous l’entendons remplir sa couche. Ce bruit nous a rappelé à l’attention que les éleveurs portent aux crottes de leurs bêtes. Cet instant qui aurait pu être anecdotique ou trivial révèle notre attention partagée aux besoins de chacun, en particulier ceux des êtres discrets, maladroits ou farouches. Faux-la-Montagne automne 2017.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ceci nous amène à élaborer un programme de rencontres et de partage de pratiques. Apparait notamment le besoin d’acquérir des connaissances sur les loups, la protection des troupeaux, les effets psychologique de la prédation pour un éleveur, la manière de soutenir un éleveur en détresse. Nous envisageons un voyage d’étude vers un territoire où la co-habitation du pastoralisme et des loups n’a pas connu d’interruption. En somme, ma recherche artistique est un contexte qui permet à chaque membre du groupe de partager ses propres recherches, chacun restant néanmoins autonome.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>À travers l’hiver 2017-18</strong>, je profite de la neige pour m’initier au pistage dans les Alpes de Haute Provence. Mon enquête m’amène à rencontrer de nouvelles personnes en vue de répondre aux besoins manifestés par le groupe.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, l’éthologue Jean-Marc Landry développe une expertise du comportement des loups en milieu pastoral. En filmant des loups la nuit avec une caméra thermique, son équipe et lui révèlent des interactions entre les animaux sur les pâturages, avec des observations qui ne s’inventent pas comme celle d’un renard mettant un loup en fuite. Diverses lectures et discussions me font prendre conscience que les loups ont des cultures, des manières de chasser et même des caractères variés. J’entend que la protection d’un troupeau est possible, à condition de prendre en compte le comportement des individus loups en présence, et pas seulement les connaissances génériques sur l’espèce Canis lupus. De plus, la spécificité du terrain et la manière dont le bétail est gardé sont déterminants. La protection d’un troupeau implique une production de connaissances à un niveau finement local. Elle passe par des essais et des erreurs, face à des loups qui sont eux-mêmes capable d’apprendre. Notamment apprendre à sauter des filets électrifiés, dans la Drôme.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au printemps 2018</strong>, un atelier sur la Montagne réunit le groupe testeur contributeur et Gérard Vionnet. Eleveur, vétérinaire et berger, il est parvenu sur un alpage du Vercors, à réduire la prédation de 60 à 3 brebis tuées par an. Il nous explique comment son intuition se nourrit de milles indices concrets sur l’état du troupeau et les loups en présence. Il nous fait part de la manière dont il s’y est prit pour leur faire entendre que dans l’harmonie entre le troupeau, les chiens, et les humains, les loups ont leur place en dehors. Cet exposé de Gérard fait synergie avec l’initiation au pistage et piégeage que nous offre Eric Moreau, un des éleveurs du groupe. Nous vivons là une mise en pratique de l’intention que “Ma recherche se nourri de la tienne, qui se nourri de la mienne.” Pour se couler dans une manière d’être loups collectivement, Gérard et moi guidons une marche à la queue leuleu.</p>
<figure id="attachment_1265" aria-describedby="caption-attachment-1265" style="width: 2000px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/IMG_2469_Atelier-Gérard-Vionnet-Eric-Moreau.jpg"><img class="wp-image-1265 size-full"  alt="Sur un chemin, 3 personnes regardent une zone dépouillée de feuille morte." width="2000" height="1015" / loading="lazy" decoding="async" src="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/IMG_2469_Atelier-Gérard-Vionnet-Eric-Moreau-e1559310876896.jpg" srcset="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/IMG_2469_Atelier-Gérard-Vionnet-Eric-Moreau-e1559310876896.jpg 2000w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/IMG_2469_Atelier-Gérard-Vionnet-Eric-Moreau-e1559310876896-250x126.jpg 250w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/IMG_2469_Atelier-Gérard-Vionnet-Eric-Moreau-e1559310876896-625x317.jpg 625w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1265" class="wp-caption-text">Lecture de terrain : un « piège à traces » avec Eric Moreau.</figcaption></figure>
<figure id="attachment_1259" aria-describedby="caption-attachment-1259" style="width: 3813px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/MG_2444_Atelier-Gérard-Vionnet-Eric-Moreau.jpg"><img class="size-full wp-image-1259"  alt="Regarder comme un loup avec Gérard Vionnet. Printemps 2018, Saint Frion." width="3813" height="1691" / loading="lazy" decoding="async" src="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/MG_2444_Atelier-Gérard-Vionnet-Eric-Moreau.jpg" srcset="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/MG_2444_Atelier-Gérard-Vionnet-Eric-Moreau.jpg 3813w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/MG_2444_Atelier-Gérard-Vionnet-Eric-Moreau-250x110.jpg 250w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/MG_2444_Atelier-Gérard-Vionnet-Eric-Moreau-625x277.jpg 625w" sizes="auto, (max-width: 3813px) 100vw, 3813px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1259" class="wp-caption-text">Regarder comme un loup avec Gérard Vionnet. Printemps 2018, Saint Frion.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">De retour chez moi, je rencontre Philippe Barret, qui œuvre comme médiateur territorial au sein de la coopérative <a href="http://www.dialter.fr/" target="_blank">Dialter</a>. Face à lui, j’observe que mon parti-pris qui était au départ <em>pour les loups</em> s’était progressivement déplacé vers <em>pour le pastoralisme</em>. À travers notre rencontre, mon parti se déplace encore : <em>pour le dialogue</em>. Que les loups meurent ou demeurent, je veux contribuer à ce que l’éventualité de leur ré-installation vivifie nos manières de vivre ensemble.</p>
<p style="text-align: justify;">En septembre 2018, je passe une semaine sur un alpage du Jura, où Gérard Vionnet garde des vaches, avec ses chevaux et ses volailles. Un soir, Gérard ne rentre pas. Voyant la nuit s’installer, je prends l’initiative de rentrer poules, oies et chevaux. Je me sens à leur service. En les enfermant, je prends conscience que je m’astreins à leur ouvrir la porte le lendemain. Garder des animaux captifs, a fortiori rendre une espèce domestique, c’est s’engager à répondre à ses besoins. Enfermer l’autre, c’est s’aliéner soi-même. Je me découvre en garçon de ferme. L’expérience aurait été banale il y a un siècle. Je constate la dimension initiatique forte qu’elle prend pour moi qui suis né en 1980. J’ai pourtant grandi à 500 mètres d’une ferme laitière.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En septembre 2018</strong>, Quartier Rouge et moi nous rejoignons à la capitale, depuis nos campagnes respectives.</p>
<p style="text-align: justify;">Une semaine durant, nous rencontrons des instances supra-territoriales, au Ministère de l’environnement, du développement solidaire et de la cohésion des territoires, à l’ONU avec une représentante du réseau Man and Biosphère, et des partenaires potentiels pour la diffusion ultérieure du dispositif artistique en cours d’élaboration.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous constatons une fois de plus que notre démarche artistique répond à des besoins identifiés, face auxquelles ces instances se reconnaissent manquer d’outil ou de connaissance de terrain.</p>
<p style="text-align: justify;">Je présente un aperçu du processus artitique en cours au colloque Arts, Ecologies, Transitions, (LADYSS, Université Paris 8).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En novembre 2018</strong>, je passe deux semaines sur la Montagne Limousine. J’arrive avec l’intention d’aller vers une conclusion de ce projet qui, malgré tous nos efforts, peine à trouver son financement. Or, sur place, l’ambiance a changé. La région Nouvelle Aquitaine coordonne une réunion d’information avec des éleveurs au sujet des loups. Invité par Johanna Corbin, une des éleveuses intéressées, je suis rapidement évincé de la réunion sans avoir pu m’expliquer. La violence de l’évènement nous fait prendre la mesure de la détresse des autres éleveurs. Certains d’entre eux rencontrent de nouvelles formes de prédations sur leur troupeau, et se demandent si elles sont l’œuvre de chiens, de renards, de blaireaux, ou de loups. De retour sur son terrain, Johanna découvre avec moi le cadavre de deux agnelles prédatées récemment. Sa propre réaction face aux cadavres la surprend : elle ne vit pas le désarroi qu’elle craignait. Elle y reconnait l’effet du travail préparatoire avec le groupe testeur-contributeur.</p>
<p style="text-align: justify;">Quartier Rouge et moi nous interrogeons sur les effets de l’aventure artistique, somatique, écologique et politique que nous avons entreprise. Nous constatons que nous manquons d’outil pour analyser les situations que nous créons, les processus que nous traversons et qui nous dépassent. Ils nous apparaissent nouveaux, et nous manquons de références pour les évaluer. Nous convoquons le dispositif des “Nouveaux commanditaires en sciences”, qui permet à un groupe de citoyens de commanditer une recherche, avec le soutien de la Fondation de France. Nous formulons le désir d’une étude méta sur notre travail. Une étude qui puisse être à la fois impliquée et distanciée.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En janvier 2019</strong> a lieu une première réunion avec un médiateur du dispositif des “Nouveaux commanditaires en sciences”. Au cours de cette réunion, nous nous essayons à formuler les questions qui pourraient réunir une équipe de recherche. Nous apprenons que la production de la recherche s’étale sur une période de 6 à 10 ans. Nous décidons de continuer.</p>
<p style="text-align: justify;">En janvier 2019 également, nous organisons le stage Comprendre les loups dans leur relation aux troupeaux, avec Jean-Marc Landry. Durant trois jours et demi, la proposition alterne des pratiques somatiques guidées par moi en matinée, et des conférence-discussion menées par Jena-Marc les après-midi. Avec Quartier Rouge, c’est la première fois que nous ouvrons nos activités autour des loups à un public plus large que le groupe initial testeur-contributeur. Pour beaucoup des participants, c’est une prise de conscience du fait que la protection d’un troupeau peut avoir un effet très contraignant sur les autres usages des territoires. Notamment, la hausse des clôtures qui limite la promenade et la chasse. Dans les Alpes, il arrive que les chiens de protection mordent des promeneurs méconnaissants. Au tribunal, les éleveurs sont en tort et le perçoivent souvent comme une injustice, parce qu’ils vivent la nécessité de s’équiper de chiens de protection comme une ingérence administrative, liée au dispositif d’indemnisation en cas d’attaque. Certains bergers ont vu leur clôtures saccagées, ou les chiens de protection fusillés. Leurs troupeaux se retrouvent dans une grande vulnérabilité. Ces faits divers témoigne d’une violente incompréhension entre les différents usagers des territoires pastoraux. Pour éviter cela sur La Montagne Limousine, des participants au stage formulent le désir d’un dispositif de concertation multi-usages.</p>
<figure id="attachment_1256" aria-describedby="caption-attachment-1256" style="width: 1280px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/ConfJeanMarcLandryJanvier2019PlateauxLimousinsQuartierRouge.jpg"><img class="size-full wp-image-1256"  alt="Conférence de Jean-Marc Landry en préambule du stage Comprendre les loups dans leur relation aux troupeaux. Janvier 2019, Montagne Limousine." width="1280" height="375" / loading="lazy" decoding="async" src="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/ConfJeanMarcLandryJanvier2019PlateauxLimousinsQuartierRouge.jpg" srcset="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/ConfJeanMarcLandryJanvier2019PlateauxLimousinsQuartierRouge.jpg 1280w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/ConfJeanMarcLandryJanvier2019PlateauxLimousinsQuartierRouge-250x73.jpg 250w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/ConfJeanMarcLandryJanvier2019PlateauxLimousinsQuartierRouge-625x183.jpg 625w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1256" class="wp-caption-text">Conférence de Jean-Marc Landry en préambule du stage Comprendre les loups dans leur relation aux troupeaux. Janvier 2019, Montagne Limousine.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, Jean-Marc nous montre que la protection d’un troupeau peut être efficiente, à la condition de connaitre les cultures de chasse des individus loups en présence. La taille du territoire d’une meute (de l’ordre de 200 km carrés) indique la taille du réseau nécessaire à cette activité de veille. Considérant le nombre de loups en France et leur mobilité, il ne serait pas réaliste économiquement de compter seulement sur des professionnels pour mener cette enquête. Or, pour de nombreux éleveurs, la manière dont l’ONCFS (Office National de la Chasse et de Faune Sauvage) gère actuellement la conduite de ces enquêtes leur apparait comme une défiance. La protection des troupeaux nous semble être l’affaire de tous ceux qui veulent protéger les loups. Elle nécessite une forme de transparence et la construction d’une confiance commune. En ce sens, le retour des loups convoquent deux des sens du mot intelligence. La bonne intelligence, celle qui soutient l’harmonie dans la cohabitation entre différents usages d’un même territoire. Et l’intelligence du renseignement, celle de l’enquête en réseau. Ces deux formes d’intelligence sont à (ré)apprendre, à un niveau finement local.</p>
<p style="text-align: justify;">Le second soir du stage, Jean-Marc nous montre comment hurler comme des loups. La proposition peut sembler inattendue de la part d’un scientifique dont la puissance d’observation s’appuie sur des instruments d’imagerie sophistiqués. Mais hurler est une manière efficace de repérer les meutes à la fin de l’été, car les louveteaux de l’année répondent aux hurlements humains. C’est la technique des hurlements provoqués. Dans le cadre de ce stage, hurler est aussi une manière d’agir comme un loup, et pour Jean-Marc, de nous faire ressentir les loups “dans nos tripes”. Qu’entend il par là ? “Autrefois, nous dit il, je sentais la présence des loups, probablement à un ensemble d’indices qui n’arrivaient pas à ma conscience. Souvent, mon intuition se révélait être juste, nous les voyions peu après. Aujourd’hui, cette faculté s’est comme assoupie en moi, mais je l’ai vue à l’œuvre dernièrement chez un de mes collaborateurs. Nous roulions en voiture sur un route enneigée. Soudain, il arrête la voiture, sort, s’approche d’une insignifiante bosse sur le bord du fossé. Il entreprend d’en dégager la neige, et dessous, il trouve une crotte de loup.”</p>
<p style="text-align: justify;">La dernière journée du stage débute par un prototype de simulation : Nous formons deux groupes, la meute et le troupeau, séparés par un filet qui aurait pu être électrifié. Les humains représentant les loups nourrissent chacun leur manière d’être loup à partir des éléments délivrés par Jean-Marc les après-midi précédentes. Les humains simulant les brebis s’appuient sur leur propre expérience et celle des éleveurs présents. Certains participants prennent les rôles de Foxlight (effaroucheur à loup), et de caméra d’observation. Après une phase d’exploration du filet et du terrain, les loups produisent une première attaque.</p>
<figure id="attachment_1260" aria-describedby="caption-attachment-1260" style="width: 2000px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/DSC_0014-e1559310982112.jpg"><img class="size-full wp-image-1260"  alt="Des femmes et des hommes rodent à quatre pates devant un fillet, derrière lequel se tiennent dautres personnes dans un attitude qui évoque des proies." width="2000" height="709" / loading="lazy" decoding="async" src="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/DSC_0014-e1559310982112.jpg"></a><figcaption id="caption-attachment-1260" class="wp-caption-text">Une clôture électrifiée protège les moutons. Les loups testent la clôture pour identifier ses points faibles. Simulation d&rsquo;attaque de troupeau. Royère de Vassivière, janvier 2019.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Nous revenons alors à nos manières humaines d’être, avec la faculté de parler. Nous discutons de ce que nous avons vécu. Puis nous recommençons, chacun reprend un rôle non-humain autour du filet. Trois fois en tout nous passons d’une forme de transe non-verbale, à une situation de feedback collectifs et parlés. A chaque nouvelle simulation, la transe est un peu plus engagée.</p>
<p style="text-align: justify;">Parmi les retours que j’ai notés, deux éleveurs disent que cet atelier marque un tournant dans leur carrière, le regard qu’ils portent à leurs bêtes est différent. Jean-Marc dit avoir pu observer de l’intérieur ce qu’il observe sur l’écran de ses caméras nocturnes. Il en conclut qu’il n’est pas nécéssaire que des loups se coordonnent pour qu’un observateur distant ait l’impression qu’ils le fassent.</p>
<figure id="attachment_1261" aria-describedby="caption-attachment-1261" style="width: 2000px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/DSC_0017-e1559311182183.jpg"><img class="size-full wp-image-1261"  alt="Une femme se jette sous un filet de clôture." width="2000" height="554" / loading="lazy" decoding="async" src="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/DSC_0017-e1559311182183.jpg"></a><figcaption id="caption-attachment-1261" class="wp-caption-text">A force de tests et stimulé par la proximité des proies, un loup passe la clôture. Cette expérience le met dans un mode qui mélange peur et excitation.</figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Après le stage, j’ai une idée assez claire de la forme à donner à la création en cours. L’idée d’une Fiction corporelle* loup ne me plait qu’en relation avec le monde pastoral. Le projet change donc de titre et devient “Lou pastoral”. J’invente ce néologisme en parlé provençal pour désigner le pastoralisme. Utiliser l’article provençal “lou”, c’est ici faire plusieurs gestes en seul. “Lou” situe le loup comme élément premier du pastoralisme. “Lou” cache le loup, au centre et au-delà d’un espace. “Lou” joue la tradition, c’est à dire une histoire vivante et ancrée dans un pays, comme celle qui re-conquiert avec désinvolture les danses et les joutes provençales, slam inclus</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En avril 2019</strong>, je présente une retour conté de l&rsquo;enquête lors de l&rsquo;évènement <a href="https://quartierrouge.us4.list-manage.com/track/click?u=5fdeda27d4b4cca9f974110c6&amp;id=94416bc470&amp;e=5f8cc44a9d">ÆNTRE(S)</a>, à <a href="https://lametive.fr">La Métive</a> qui est située à une heure de route de mon terrain habituel sur la Montagne Limousine. Cette présentation du travail en cours rencontre donc un public complètement nouveau. L’expérience m’encourage à poursuivre le travail d’écriture et de mise en scène.</p>
<p style="text-align: justify;">En avril également, je participe à une commission de l’Association pour le pastoralisme sur la Montagne Limousine. Cette association réunit des éleveurs, des bergers, le Parc Naturel de Millevaches en Limousin et le Conservatoire des Espaces Naturels. Une éleveuse affirme que le travail mené depuis deux ans avec le groupe testeur-contributeur a largement orienté cette réunion, à commencer par ses intitulés : “Cette première réunion se veut ouverte plus largement qu’aux seuls membres actuels de l’assopasto, du moment qu’il s’agisse de partager de la bienveillance à l’égard des éleveurs et de l’ouverture à chercher des pistes pour une cohabitation avec les nouveaux arrivants que sont les loups (ce qui n’exclus pas de devoir en éliminer certains en cas de problème).” Le fait de nommer cette commission “Multi-usage, thématique loup” plutôt que “loup” tout court, indique une perception défocalisée. Le sujet de la réunion n’est pas seulement le loup, mais la cohabitation des usages. Les usages du pastoralisme, de la sylviculture, des chasseurs, des touristes, des naturalistes, de la flore, de la faune et ceux des loups… quand bien même ne seraient-ils que de passage, les loups nous amène à nous réunir.</p>
<figure id="attachment_1257" aria-describedby="caption-attachment-1257" style="width: 1325px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/vlcsnap-2019-05-17-17h01m30s659.jpg"><img class="size-full wp-image-1257"  alt="Présentation du travail en cours, à la Métive de Moutiers d'Ahun, le 6 avril 2019." width="1325" height="772" / loading="lazy" decoding="async" src="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/vlcsnap-2019-05-17-17h01m30s659.jpg" srcset="https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/vlcsnap-2019-05-17-17h01m30s659.jpg 1325w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/vlcsnap-2019-05-17-17h01m30s659-250x145.jpg 250w, https://boris.fictioncorporelle.com/wp-content/uploads/2019/05/vlcsnap-2019-05-17-17h01m30s659-625x364.jpg 625w" sizes="auto, (max-width: 1325px) 100vw, 1325px" /></a><figcaption id="caption-attachment-1257" class="wp-caption-text">Présentation du travail en cours, à la Métive de Moutiers d&rsquo;Ahun, le 6 avril 2019.</figcaption></figure>
<p style="text-align: left;"><strong>À venir :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">10 juin au 14 juillet 2019, une résidence de création est prévue sur La Montagne Limousine. Elle se conclut par la programmation de Lou pastoral sous une forme longue et une courte, au sein du festival “<a href="http://www.quartierrouge.org/?p=3093">Horizons géographiques</a>”, les 13 et 14 juillet à Felletin. La préparation de ces temps publics impliquera une complice : Virginie Thomas apporte ses compétences d’artiste chorégraphique et de praticienne somatique. La résidence sera également l’occasion d’avancer sur le programme “nouveaux commanditaires en sciences” (réunion prévue le 20 juin).</p>
<p style="text-align: justify;">Un prototype sera expérimenté avec <a href="http://www.choufchouf.org/" target="_blank">Chouf chouf</a>, dans les environs de Forcalquier, le 3 juillet.</p>
<p style="text-align: justify;">À l’automne 2019 démarre une collaboration avec Benoit Verjat et Jean-Marc Landry qui se sont rencontrés lors du stage de janvier. Ce projet de recherche a reçu le prix Bonnaval de l’école d’art et design de Saint Etienne. Il a notamment pour objectif de simuler les interactions entre les loups et les troupeaux en utilisant le principe des Fictions corporelles et des méthodes développées pour la simulation de négociation : design d’interactions, design d’instance politique, pratique corporelle.</p>
<p style="text-align: justify;">“Se déplacer pour se rencontrer” est un texte qui fait l’hypothèse d’un lien entre un handicap que j’ai développé au cours de l’enquête résumée plus haut, et cette enquête. Co-écrit avec la chercheuse Julie Rigel, ce texte est à paraitre dans un ouvrage collectif universitaire franco-canadien coordonné par Dalie Giroux et Charles Deslandes.</p>
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